vendredi 31 octobre 2008

Jeu d'équipe



Voilà l'équipe reformée.

Je suis monté lundi à Vancouver, nous nous sommes préparés au grand oral qui nous attendait pour le lendemain, convaincre les douaniers de laisser passer Aubin, de lui donner un visa lui permettant de descendre jusqu'au Mexique.
Cette fois-ci, nous avons préparé les relevés bancaires nécessaires à la facilitation de notre tâche, preuve indiscutable que nous n'avons pas pour but de travailler aux USA, étant donné les quelques rangés de francs Suisse qui s'y dessinent...
Le plus important c’est de les convaincre.

Tout s’est bien passé, nous étions plus à l’aise que les fois précédentes, on commence à s’habituer,
le premier douanier qui a examiné nos passeports nous a même lancé un :
« welcome to the United States »,
teinté de prémonition, la décision n’étant pas entre ses mains mais entre celles du prochain douaniers à qui nous allions devoir expliquer notre situation de chenapans vagabonds et notre soif de découverte, en espérant qu’il comprenne notre état d’étudiants nomades.

Aubin a finalement obtenu un visa d’un mois et demi, jusqu’au 15 décembre, juste ce qu’il nous faut pour profiter du voyage vers le sud, vendre la voiture, et rejoindre la frontière mexicaine.

Du coup nous voilà de nouveau réunis,
Avec une nouvelle destination en tête, mais comme d’habitude, avec l’envie de suivre le chemin des opportunités et des petits signes que la vie nous envoie.

Nous restons quelques jours à Seattle, chez Joel, pédiatre de son emploi, et gai luron de cœur.
Seattle est une ville intéressante, énormément de verdure, une tendance énorme chez les habitants de cette ville à donner de l’importance à la provenance et à la qualité de la nourriture dont ils se nourrissent, le local et le bio ayant la première place.
Certains ont même développé un mouvement visant à donner une réelle utilité aux nombreuses parcelles de terre, plus ou moins grandes, que comportent la ville.
Ils pratiquent l’agriculture sauvage, utilisent des espaces bien souvent couverts de gazon, qu’ils retournent, aèrent, et donnent une nouvelle vie.
Ils y plantent fruits et légumes.
Et si la municipalité vient à détruire leur œuvre, ils ne se découragent pas, sachant le bien fondés de leurs actes.

Avec Joel nous avons pratiqué une des traditions des jeunes gens de Seattle, le « dumpster diving», qui consiste à ouvrir les poubelles de cette boulangerie bio de très bonne qualité et de faire son choix selon son humeur du jour, pain parisien, ciabatta, pain raisin pécan, pain au romarin…
Cette boulangerie est toute à fait consciente du libre-service qui se pratique dans son arrière-court, la bonne qualité de ses produits et sa clientèle fidèle faisant que son marché ne se voit pas perturbé par la pratique de ce sport de plongée.
Si un jour on m’avait dit que j’allais chercher du pain dans les poubelles d’une boulangerie avec un docteur…
Si nous tombons malade nous avons de bonne raison de guérir rapidement.

Aujourd’hui jeudi 30 octobre 2008, nous avons repris la route, bye bye Seattle, nous prenons la direction du parc national du Yellowstone, qui est apparemment fort en couleurs, puis nous allons certainement redescendre vers l’Utah puis le Nouveau-Mexique, où nous allons trouver un acheteur pour la voiture et continuer sur le Mexique.

C’est intéressant d’être aux USA durant les élections de leur nouveau président, tout le monde à Seattle était complètement fou de Barack Obama, mais en nous dirigeant vers l’intérieur des terres, nous savons bien que l’orientation va basculer.
C’est tellement bon d’être simplement un observateur extérieur.
Au fait, si vous pouvez me dire ce que vous pensez de cette élection, quelle importance vous lui accordez, quel candidat est, selon vous plus â même de créer quelque chose de bon, ou simplement si vous pensez que tout cela n’est que de la poudre aux yeux.


Il y a également de nouvelles vidéos sur www.youtube.com
Ne recherchez pas sous : VIDEO,
Mais sous : CHAINE
Les mots-clés : chenapans vagabonds
Cela vous permet vraiment de voir les vidéos dans l’ordre chronologique.

Sur ce, je vous laisse marcher sur votre chemin.

Paix

Seb

mercredi 22 octobre 2008

La douane américaine



Y'a des fois on se dit qu'il y a tellement de choses à apprendre qu'une vie entière ne suffirait pas pour tout cela, et ensuite on se dit qu'on a pas besoin d'en savoir beaucoup pour respirer.


Toujours à Seattle,
coincé,
attendant que quelqu'un veuille bien acheter le quatre roues.

Aubin a du retourner au Canada,
après avoir passé deux semaine dans le pays qui a vu naître la grande Céline Dion,
on a essayé de repasser la douane le 7 octobre, direction USA et plus précisément Seattle et ses 3 millions d'habitants, un bon nombre d'âmes, on s'est dit que ça devrait être suffisant pour trouver facilement un acheteur, c'était sans compter sur la peur que peuvent déclencher les médias, par rapport à l'évolution économique de ces derniers jours.

Les douaniers américains n'ont pas voulu laisser Aubin retourner aux USA, il aurait soit-disant déjà passé suffisamment de temps dans le pays, et il n'apporterait pas suffisamment de garantie de sa résidence en France, cela les effraye qu'il soit en train d'habiter et de travailler aux USA.
Etant donné que je suis retourné en France cet été, j'avais déjà un visa américain jusqu'au 6 mars prochain, du coup ils ne m'ont pas posé de problème.
Du coup on a du repartir en sens inverse, et repasser devant les douaniers Canadiens, qui, voyant que les Américains nous avaient posé des problèmes, ont décidé de nous en poser également.
Nous avions déjà 6 mois de visa pour le Canada, que nous avions obtenu à notre première arrivée, le 24 septembre,
mais la douanière de ce 7 octobre n'était pas aussi accueillante que sa collègue deux semaine plus tôt.
Elle nous fait la même remarque que les Américains, pas d'attaches suffisantes à la France, du coup, son baton entre les roues a été de nous obliger à importer la voiture pour repasser au Canada.
20% de taxes à payer, QUOI!

Ok il nous va falloir improviser,
on demande de quel manière on pourrait obtenir un visa work-holiday pour le Canada, visa qui donne la possibilité de bosser au Canada pour une période de six mois à un an.
Réponse: il nous faut nous enregistrer sur le site de l'ambassade canadienne sur internet, ensuite il nous faut sortir du Canada, ou du moins venir à la douane pour qu'ils nous donnent le visa nécessaire.
Voici notre tactique pour nous faire accepter aux USA, nous allons leur faire croire que nous devons retourner aux USA pour nous inscrire sur les listes d'attente de l'ambassade canadienne à Seattle pour ce visa spécial.

Du coup, vu qu'Aubin ne peut pas passer sur le sol Américain, que la voiture ne peut pas passer sur le sol canadien, nous sommes coincé dans cette zone entre deux pays.
On s'en va défier les américains une nouvelle fois, avec notre belle excuse toute préparée, mentionnée ci-dessus,
il faut que l'on puisse passer aux USA, Aubin a des choses réparer sur la voiture avant que l'on s'en sépare, et il en est légalement le propriétaire, du coup il est la seule personne qui peut la vendre.

Une fois devant les douaniers américains, nous leur expliquons notre histoire, et la raison de notre venue, nous sommes là pour faire une demande de visa à l'ambassade canadienne à Seattle.
Ils ne sont pas bête, ils ont de beaux ordinateurs qui leur comte notre histoire de quelques heures auparavant.
Mais les douaniers se consultent, on les entends se dire que nous sommes "désespérés", pas faux.
Bingo, après s'être apitoyés de notre sort, ils donnent à Aubin un visa de cinq jours, "juste de quoi aller à l'ambassade canadienne",
c'est court mais on prend, c'est toujours mieux que rien.
On a réussit, nous voilà de nouveau dans la "grande Amérique"...


Aubin s'occupe de fixer tout ce qui est nécessaire sur la voiture,
nous la mettons sur un site internet très consulté aux USA: Craigslist
premier prix 4600$

Le samedi 11 octobre, nous assistons à une manifestation anti-guerre en Irak.
Pas mal de gens se bougent le derrière pour faire entendre leur mécontentement à l'encontre de cette guerre stupide.

Aubin est repartis au Canada le 12 octobre, sont visa se terminait, je reste à Seattle pour vendre ce gros consommateur de carburant.

Les ventes ne vont pas bien en ce moment, je peux bien m'en rendre compte, peu de personnes sont intéressés par la voiture.
L'économie faible effraye, et si...

je suis accueillit pas Artëm, Brianda et Pavel.
Artëm bosse chez Microsoft, dont le siège est à Seattle, il me fait une petite visite de l'entreprise.
Brianda est étudiante en économie et géographie à L'université de l'état de Washington.
Pavel est informaticien.

Seattle c'est la ville numéro un au niveau technologique, j'ai eu de quoi m'en rendre compte.

J'ai le temps de parler de Barack Obama et de John McCain,
de me rendre compte à quel point la politique n'a aucun sens.

On a mit plein de nouvelle vidéos sur youtube: chenapans vagabonds
jetez-y un oeil.

Sur ce, je m'en vais vers l'appel du blotissement,
mon oreiller m'appelle.

Que la sérénité se blottisse elle, dans le creux de vos bras.

Le silence parle.


Sébastien

mardi 14 octobre 2008

Plein de nouvautés

Salut à vous,
aujourd'hui, dans l'attente d'un acheteur pour la voiture,
j'ai pu reprendre le blog et en changer complètement l'apparence.
Dites moi ce que vous en pensez.

Aubin est à Vancouver depuis hier,
son visa expirait la nuit passée à minuit.

Je suis à Seattle, dans l'espoir que quelqu'un veuille bien prendre possession du 4 roues.

Les pierres voient.

Seb

dimanche 12 octobre 2008

Nouvelles photos

Salut à vous,
nous voilà revenu aux USA.
Aujourd'hui peu de temps pour développer les petites ou grandes histoires,
mais nous essayons de vendre la voiture pour continuer en auto-stop.

Aubin doit retourner au Canada aujourd'hui pour des raisons de visa.

Il y a des nouvelles photos d'une semaine magnifique qu'on a passé sur l'île de Vancouver.
On a eu la chance de se retrouver dans un village où l'accès ne se faisait que par bateau,
et d'avoir rencontré Luke, qui nous a hébergé et fait découvrir son île au bout de la terre.
On est partis à la rencontre des ours, des orques, des aigles, des lions de mer, des loutres, et des saumons.

Haut en couleurs.

Au fait il y a pas mal de nouvelles vidéos sur youtube: chenapans vagabonds
Prenez votre temps, rien ne sert de lui courir après.

Paix

Seb

dimanche 28 septembre 2008

Vancouver island

Pourquoi cette grosse ile a le nom d'une ville?
Qui a decide de lui donne ce nom, et qui a decide de donner le nom a cette ville?

Certainement pas les peuples qui l'habitaient deja depuis des centaines d'annees, qui connaissaient cette
terre, qui apprenaient a la respecter, a prendre ce qu'elle voulaient bien leur donner.

Certaines personnes sont arrivees, et par la force ont dit: cette terre est notre!

Comment la Terre peut-elle appartenir a qui que ce soit?

Nous sommes dans la petite ville de Nanaimo depuis hier, a l'ouest de Vancouver, sur la grande ile de Vancouver island.
Dans quelques minutes nous allons partir faire du stop pour rejoindre Campbell River, quelques 200 km plus au nord, ou se trouve l'ami d'un ami.

La langue de mer qui separe Vancouver island et le continent est en ce moment le theatre d'un deplacement magique, la migration des baleines.

Que vos yeux petillent.

Seb

samedi 27 septembre 2008

Bonjour Canada

Bonjour Canada,

Les quelques jours derniers ont été intéressants,
après avoir quitté Portland, une ville de 500 000 habitants, au mouvement prenant, que nous n’avons pu que brièvement sentir, et non pas réellement découvrir ;
Nous avons ensuite longé la Columbia river jusqu’à son embouchure, au niveau de cette jolie ville d’Astoria, avec ses vieux édifices façon découverte du grand West.

Ce jour là, nous arrivons dans l’état de Washington, dernier état américain avant le Canada,
état aux forêts immenses, qui soi-disant restent verte tout au long de l’année, les vents du Pacifique ne permettent pas à la température de trop descendre, et ses nuages apportent un taux d’humidité exceptionnel.

Nous sommes arrivés trop tard pour frapper aux portes des gens et demander l’hospitalité, nous essayons de ne pas effrayer nos hôtes potentiels.
Du coup nous avons arrêté la voiture au bord de l’embouchure de la Columbia river dans un petit chemin peu fréquenté, et dormis à l’arrière du 4x4 accompagnés des larmes d’un ciel qui semble pleurer assez souvent.

Notre prochaine étape, est ce qui est appelé ici les “rain forest“, forêts humides qui reçoivent un taux d’humidité proche d’une forêt tropicale.
Le soir du lundi, nous demandons l’hospitalité à la tribu des indiens Quinault, qui nous laissent poser nos matelas gonflables sur le sol de leur salle de gym.
Mike nous montre quelques-unes des pirogues traditionnelles, nous donne même une pagaie qu’il a lui même confectionné, et un ami à lui nous fait goûter de la viande d’ours séchée, bien bon!

Notre but du mardi 23 septembre 2008, partir de la base de ce chemin de randonnée, et en chantant “un kilomètre à pied, ça use, ça use,…“ parcourir les 32 miles (un peu plus de 50km) aller-retour qui nous séparent des glaciers du mont Olympus.

Nous sommes entourés d’une végétation dense, humide, les arbres sont couverts de mousse, les fougères laissent dégouliner leurs gros doigts verts.
Nous longeons une rivière dont la chanson a le don de bien accompagner l’effort.
Nous avons quitté la voiture vers 10h15, à 16h30 seulement nous apercevons les glaciers, des grosses larmes de double crèmes bavent de ces sommets qui culminent seulement à 2000m d’altitude.
Nous avons pris bcp plus de temps que ce que nous pensions pour atteindre notre but, que nous n’avons finalement pas vraiment atteint, puisqu’il nous reste encore 1km avant le but final, c’est pas grave, il nous faut rentrer.
Nous sommes finalement de retour vers 23h30 à la voiture, complètement exténués, je suis plein d’ampoules et de mal aux jambes, et avec une seule envie, faire dodo.
Sur le chemin du retour, nous avons croisé un wapiti, impressionnant avec ses grands bois, qui nous a barré le passage pendant un moment puis, effrayé par le son féroce d’Aubin, a daigné nous laisser poursuivre notre chevauchée.
Les dernières heures à l’éclairage de la lampe frontale ont été dures, heureusement qu’il était relativement facile de rester sur le chemin.
On s’est sûrement surestimé lors de cette journée intense.
Lorsque l’on marche en canard lors des deux jours qui suivent, cela signifie généralement qu’on est allé un peu trop loin, ça nous servira de leçon.

Après avoir dormis dans la voiture et s’êtres réveillés dans un piteux état, nous voilà partis pour le Canada, notre but est de passer la frontière dans la soirée.
Nous longeons forêts, lacs, Océan, passons du vert au gris, au bleu, au jaune, et finalement au noir lorsque la nuit pointe le bout de son nez.

La douanière canadienne semble avoir aimé notre histoire de globe trotteur, elle quitte sa cabane ou elle s’occupe des premiers contrôles, pour venir s’installer au comptoir et finaliser elle-même notre obtention de visa qui sera d’une durée de 6 mois. Merci Mme la douanière.

Nous avons trouvé grâce à couchsurfing.com des gens qui vont nous accueillir à Vancouver, quelle bonne sensation de savoir qu’on va enfin pouvoir prendre une douche.
On ne devait pas sentir très bon à la douane.

La prochaine étape : se rendre sur Vancouver Island, une grosse île à l’ouest de Vancouver,
Puis revenir sur Vancouver, récupérer la voiture que nous allons laisser à nos hôtes, et revenir aux USA, à Seattle pour la revendre.
Ensuite, remonter au Canada et traverser le Canada en stop.
Ce sont les prochains plans, qui comme d’hab, sont sujets à être chamboulés.

Que l’Autan vous emporte.
Ponant s’en vante.

Futilité

Seb

lundi 22 septembre 2008

Bientôt le Canada

Bijour

nous voilà dans l'état de Washington.
Tout près du Canada.

Plus que 4 jours pour sortir des USA.

Nous sommes entourés de belles forêts qui commencent à nous laisser entrevoir des couleurs de feu, juste un tout petit peu...

Si vous connaissez des gens qui habitent Vancouver, ou Seattle
et qui voudraient nous héberger,
svp faites le nous savoir.

Vive porcinet
Seb