

Y'a des fois on se dit qu'il y a tellement de choses à apprendre qu'une vie entière ne suffirait pas pour tout cela, et ensuite on se dit qu'on a pas besoin d'en savoir beaucoup pour respirer.
Toujours à Seattle,
coincé,
attendant que quelqu'un veuille bien acheter le quatre roues.
Aubin a du retourner au Canada,
après avoir passé deux semaine dans le pays qui a vu naître la grande Céline Dion,
on a essayé de repasser la douane le 7 octobre, direction USA et plus précisément Seattle et ses 3 millions d'habitants, un bon nombre d'âmes, on s'est dit que ça devrait être suffisant pour trouver facilement un acheteur, c'était sans compter sur la peur que peuvent déclencher les médias, par rapport à l'évolution économique de ces derniers jours.
Les douaniers américains n'ont pas voulu laisser Aubin retourner aux USA, il aurait soit-disant déjà passé suffisamment de temps dans le pays, et il n'apporterait pas suffisamment de garantie de sa résidence en France, cela les effraye qu'il soit en train d'habiter et de travailler aux USA.
Etant donné que je suis retourné en France cet été, j'avais déjà un visa américain jusqu'au 6 mars prochain, du coup ils ne m'ont pas posé de problème.
Du coup on a du repartir en sens inverse, et repasser devant les douaniers Canadiens, qui, voyant que les Américains nous avaient posé des problèmes, ont décidé de nous en poser également.
Nous avions déjà 6 mois de visa pour le Canada, que nous avions obtenu à notre première arrivée, le 24 septembre,
mais la douanière de ce 7 octobre n'était pas aussi accueillante que sa collègue deux semaine plus tôt.
Elle nous fait la même remarque que les Américains, pas d'attaches suffisantes à la France, du coup, son baton entre les roues a été de nous obliger à importer la voiture pour repasser au Canada.
20% de taxes à payer, QUOI!
Ok il nous va falloir improviser,
on demande de quel manière on pourrait obtenir un visa work-holiday pour le Canada, visa qui donne la possibilité de bosser au Canada pour une période de six mois à un an.
Réponse: il nous faut nous enregistrer sur le site de l'ambassade canadienne sur internet, ensuite il nous faut sortir du Canada, ou du moins venir à la douane pour qu'ils nous donnent le visa nécessaire.
Voici notre tactique pour nous faire accepter aux USA, nous allons leur faire croire que nous devons retourner aux USA pour nous inscrire sur les listes d'attente de l'ambassade canadienne à Seattle pour ce visa spécial.
Du coup, vu qu'Aubin ne peut pas passer sur le sol Américain, que la voiture ne peut pas passer sur le sol canadien, nous sommes coincé dans cette zone entre deux pays.
On s'en va défier les américains une nouvelle fois, avec notre belle excuse toute préparée, mentionnée ci-dessus,
il faut que l'on puisse passer aux USA, Aubin a des choses réparer sur la voiture avant que l'on s'en sépare, et il en est légalement le propriétaire, du coup il est la seule personne qui peut la vendre.
Une fois devant les douaniers américains, nous leur expliquons notre histoire, et la raison de notre venue, nous sommes là pour faire une demande de visa à l'ambassade canadienne à Seattle.
Ils ne sont pas bête, ils ont de beaux ordinateurs qui leur comte notre histoire de quelques heures auparavant.
Mais les douaniers se consultent, on les entends se dire que nous sommes "désespérés", pas faux.
Bingo, après s'être apitoyés de notre sort, ils donnent à Aubin un visa de cinq jours, "juste de quoi aller à l'ambassade canadienne",
c'est court mais on prend, c'est toujours mieux que rien.
On a réussit, nous voilà de nouveau dans la "grande Amérique"...
Aubin s'occupe de fixer tout ce qui est nécessaire sur la voiture,
nous la mettons sur un site internet très consulté aux USA: Craigslist
premier prix 4600$
Le samedi 11 octobre, nous assistons à une manifestation anti-guerre en Irak.
Pas mal de gens se bougent le derrière pour faire entendre leur mécontentement à l'encontre de cette guerre stupide.
Aubin est repartis au Canada le 12 octobre, sont visa se terminait, je reste à Seattle pour vendre ce gros consommateur de carburant.
Les ventes ne vont pas bien en ce moment, je peux bien m'en rendre compte, peu de personnes sont intéressés par la voiture.
L'économie faible effraye, et si...
je suis accueillit pas Artëm, Brianda et Pavel.
Artëm bosse chez Microsoft, dont le siège est à Seattle, il me fait une petite visite de l'entreprise.
Brianda est étudiante en économie et géographie à L'université de l'état de Washington.
Pavel est informaticien.
Seattle c'est la ville numéro un au niveau technologique, j'ai eu de quoi m'en rendre compte.
J'ai le temps de parler de Barack Obama et de John McCain,
de me rendre compte à quel point la politique n'a aucun sens.
On a mit plein de nouvelle vidéos sur youtube: chenapans vagabonds
jetez-y un oeil.
Sur ce, je m'en vais vers l'appel du blotissement,
mon oreiller m'appelle.
Que la sérénité se blottisse elle, dans le creux de vos bras.
Le silence parle.
Sébastien