vendredi 24 avril 2009

Jusqu'au Belize






Que cette Terre est belle !

Comme le cœur bat le rythme de l’homme, l’homme met un pas devant l’autre marchant au rythme de sa vie.

Nous voici arrivés à Belize, petit pays d’Amérique Centrale, sur la terre des Mayas, colonisé par les Anglais, puis indépendant depuis 1981.

Les dernières centaines de kilomètres parcourus au Mexique ont été magnifiques et accompagnés de présence féminine.

Dans la ville de Oaxaca, nous avons rencontré Karin, qui a abandonné sa vie de femme d’affaire il y a quelques années, pour aller emprunter le chemin de la découverte.
Elle a 50 ans et vient d’Afrique du Sud. Nous l’avons rencontrée sur la place centrale de la ville de Oaxaca. Nous proposons quasiment toujours aux gens que nous rencontrons de venir voyager avec nous, certains disent oui, mais peu viennent réellement lever le pouce avec nous.
Karin nous a dit « oui », un vrai oui, si franc qu’ils nous aurait presque surpris, cette femme habillée élégamment va venir avec nous suer sur les bords de la routes avec le pouce levé, va venir voyager sans avoir aucune idée de là où elle va bien pouvoir dormir le soir même?

Elle l’a bel et bien fait, nous avons voyagé ensemble durant deux jours, puis ensuite nous sommes reposé deux autres jours, de la ville de Oaxaca jusqu’à la côte Pacifique à Puerto Escondido.
Accompagnée de sa grosse valise bien plus adéquate pour sauter directement d’un avion à un taxi, elle a fait preuve de beaucoup de courage et nous a donné une confiance totale.
Comme quoi même à 50 ans, on peut faire le globe-trotteur, héhéhéhé.

Le 16 mars, Karin nous a quitté, pour retourner le lendemain sur le continent qui a vu l’homme se dresser, et faire partager ses récits de voyage.

Le jour même où Karin nous a quitté, nous avons rejoint Cécile à Mazunte,, sur la côte Pacifique de Oaxaca.
J’ai rencontré Cécile à Durango, aux USA en novembre.
Elle vient du pays de la côte niçoise, et habite au Colorado depuis 5 ans, elle a volé au dessus de l’Atlantique à la recherche, et a décidé de s'installer dans ce coin des USA où la nature est au delà du réel.
En Février elle a décidé d’aller vivre dans le sud du Méxique, à San Cristobal de las Casas, puis a décidé de retourner vers les montagnes du Colorado en passant par les plages de Oaxaca où nous nous sommes retrouvés.

Cécile a décidé de tenter l’expérience des chenapans vagabonds, armée de son sac à dos coquille d’escargot, et de son pouce voyageur, elle parcourt les kilomètres avec nous depuis plus d’un mois.

Après l’état de Oaxaca, nous sommes arrivés dans l’état du Chiapas, tout le monde nous l’avait conté comme étant le plus beau du Méxique, c’était loin d’être un mauvais avis.
Quelle nature !
De la côte du Pacifique avec ses rouleaux venant du lointain, à la jungle dense rythmée par les cris puissants des singes, en passant par les montagnes froides et la belle ville de San Cristobal de las Casas.

Nous voici entrés dans la terre traditionnelle des Mayas, du Chiapas jusqu’au Honduras ce grand peuple avait élu domicile.

La discrimination est monnaie courante dans le monde dans lequel nous vivons, soyons en conscient, et faisons tout ce que nous pouvons pour changer cela.
Au Mexique, la discrimination envers les indigènes a longtemps été très forte, elle est encore présente, mais a été atténuée par les efforts d’un mouvement populaire appelé « Zapatisme ».
Ce mouvement s’est initié vers 1994 dans le Chiapas, et a été l’objet de forts mouvements sociaux.
Je vous laisserais chercher plus d’information si vous êtes plus intéressé, mais selon les personnes d’origine indigènes avec lesquelles nous avons parlé, le mouvement a aidé à leur donné plus de reconnaissance de la part du reste du pays.
Le Mexique est peuplé d’une bonne centaine de groupes indigènes, avec une langue et des traditions propres.

N’oublions pas que les peuples originels d’Amérique n’ont jamais demandé a être colonisé.

Au Chiapas nous sommes restés quelques jours à San Cristobal de las Casas, puis nous sommes allés à Tsajala, un petit village à la limite entre haute montagne et jungle, qui abrite une petite communauté sympa crée par Sylviane et Marzo, qui essayent au maximum de vivre en harmonie avec la terre et ses habitants. Ils reçoivent pas mal de voyageur, et depuis dernièrement des projets de chantiers appuyés par des organisations Mexicaine et Française.
Là-bas nous avons rencontré Aurelia, Soline, Vincent et Laurenzo, quatre Français, et avant tout enfants du monde, qui sont dans la communauté pour aider sur les projets.
Nous sommes partis tous les 7 pour Agua Azul, des magnifiques cascades d’eau azur.
Puis nous sommes allés visiter les ruines Maya de Palenque, et ensuite sommes partis pour Lacanja, un petit village Maya Lacandon.

Une amie de Mexico city nous a donné l’adresse d’une amie à elle qui vit dans ce village, du coup nous avons été reçu par cette femme, son maris, et ses enfants.
Aubin s’en était retourné à San Cristobal pour réceptionner un colis que sa mère lui a envoyé.

Le village de Lacanja a été développé il y a une dizaine d’année pour recevoir l’écotourisme, un tourisme plus respectueux de la terre et de ses habitants.
Quelques camping et chambres pour les touristes, et une nature merveilleuse a aller découvrir.
Chacun dans ce village parle le Maya Lacandon, un des Maya le plus proche de celui parlé il y a quelques centaines d’années.
Les hommes portent encore la tunique blanche traditionnelle, les femmes cuisinent sur le feu de bois allumé sur une table épaisse couverte de terre, les maisons sont connectées par des chemins de terre, chacun se lave dans la rivière, pas d’eau courante, la télé et l’internet ont fait irruption.

De là, nous avons quitté nos 4 amis voyageurs, et avons pris la route de la péninsule du Yucatan, quittant les ondulations humides de la terre, pour des paysages plats et secs.

Nous avons demandé l’hospitalité à Escarcega, avons été hébergé par quelqu’un de couchsurfing à Campeche, magnifique ville pleine de couleur sur la côte du golfe du Mexique ; nous avons été hébergé par quelqu’un de couchsurfing à Mérida, puis à Cancun, ville sans intérêt excepté que la couleur de l’eau est vraiment magnifique, Aubin surnomme Cancun : « le zoo d’écrevisse » , pour le nombre incroyablement élevé d’Américains des USA, qui ont en passant le don de prendre un ton rougeoyant au soleil.

Nous sommes ensuite allé à Playa del Carmen, où nous avons été hébérgé par Jemina, Paola et Ariel, qui ont vu le jour en Argentine.

Nous sommes ensuite allé à Tulum, petit village proche de la côte de la mer des Caraïbes, où nous avons dormi sur la plage deux nuits, juste à côté des ruines Maya du nom du village, qui se trouvent juste sur la côte, l’effet ruines de plusieurs centaines d’années, plage de sable blanc et mer azur est saisissant.

Il y a deux jours, nous avons dormi à Chetumal, juste à la frontière du Belize, chez quelqu’un du site web couchsurfing, et nous avons passé la frontière hier.
Cécile a pris le bon rythme du chenapan et a maintenant un pouce de compétition.
Nous sommes hébergé par quelqu’un de couchsurfing, qui a ouvert les yeux dans la terre d’Inde, et qui est en train d’étudier la médecine avec sa sœur au Belize.

Nous voilà partis du Mexique, après quatre mois de découverte, de rencontre, de partage.
Merci à tous les conducteurs qui nous pris en stop.
Tant de main nous ont été tendues, tant de sourire ont été partagés, tant de chaleur, tant de couleur.
Merci au peuple Mexicain.
Merci à la Terre.

Que les frontières volent en poussière.

Seb

La route du cafe

Celle ci se trouve dans l’état du Chiapas au Mexique.
Cette route traverse de nombreux domaine qui ont des noms d’origine européen et qui tous produisent ce grain qui booste des millions de gens le matin avant d’aller au travail.
Argovia, Genova, Nueva Allemania, Hamburgo
en construction

samedi 18 avril 2009

Chiapas terre d'emerveillement












1.Adela et sa famille, qui nous ont accueillis pour trois jours, dans le village de l'ethnie Maya des Lacandon de Lacanja.
2.Adela et ses enfants dans la cuisine, avec le feu de bois.
3.Cascade près du village de Lacanja, dans la jungle Lacandona.
4.Magnifique fleur tropicale dont j'ignore le nom.
5.Homme Maya Lacandon, vêtu de l'habit traditionnel.
6.Ruines Maya de Palenque
7.Cascades d'agua azul.
8.En compagnie de la communauté de Tsajala
9."Lumière et force,autonomie pour illuminer l'espoir.
10.Femme de l'ethnie Maya des Tsotsil, avec ses chèvres.

dimanche 29 mars 2009

mercredi 11 mars 2009

De Oaxaca









Oaxaca,
ville qui a connut il y a deux ans un soulèvement populaire, une révolte des professeurs, qui demandaient des salaires plus élevés et plus de jours de congés,
ne se faisant pas entendre, ils ont fait appel à la population, et un mouvement de manifestation radicale s’est mis en place, avec de forts affrontements entre la police et les manifestants, beaucoup de voitures brûlées, pas mal de dégâts.

Je vous laisse faire de plus amples recherches si vous êtes intéressés, car il est difficile de ce faire un avis, n’ayant pas été là, n’ayant pas vu les faits, et l’information étant bien souvent orienté d’un côté de la balançoire,…

Nous sommes partis dimanche de la petite ville de Cuicatlan, après avoir profité de la nature magique du coin, une nature faite de couleurs vivantes, d’épines, de fruits sucrés, et de traces d’histoire.

Après avoir poiroté longtemps dur le bord de la route, nous avons finalement été pris en stop par Erick, un Hollandais, qui habite à Oaxaca depuis déjà 25 ans.
Lui-même ancien vagabond des routes du monde, maintenant reconvertis en producteur de tomate ; une production coupée de la terre, où les racines sont emprisonnées dans des sacs de roches volcaniques, et alimentées par un savant cocktail de produits chimique.
Erick nous a invité à rester chez lui pour la nuit, et nous a donné une petite maisonnette juste pour nous, où nous avions chacun notre lit, comme des rois,…

Le lendemain, Erick nous a emmené à sa production de tomate, nous a mis au travail pour un temps, de quoi voir de nos propres yeux le type de tomate que nous espérons avoir le moins possible dans nos assiettes.

Nous sommes partis le soir pour la ville même de Oaxaca, où nous attendaient nos hôtes de couchsurfing.com, Alejandra, 23 ans, et son frère, Oscar, 19 ans, qui vivent loin de leur parents, et qui ont décidé d’ouvrir leur portes aux globe trotteurs.

D’où vient notre soif d’information ?

samedi 7 mars 2009

Quelle nature!






Nous voici arrivés dans l'état de Oaxaca,
dans le sud du Mexique.

Depuis Xalapa, nous sommes partis en stop vers le sud.
Entourée de champs de café, de canne à sucre, de maïs,
avec en point de mire le volcan du Citlaltepetl et sa couronne blanche.

Les montagnes sont verdoyante, la nature luxuriante,
un paradis naturel.

Nous nous sommes embarqués sur des routes avec peu de passage, on le savait,
ça nous laisse le temps de profiter des différents lieux où les gens nous déposent.

Le soir nous arrivons dans un petit village appelé Salto del agua, si je me rappelle bien du nom, héhé,
Aubin parle avec une personne sur son vélo, lui explique notre tour du monde,
et lui demande s'il connaît quelqu'un qui pourrait nous héberger pour la nuit.
Ce jeune homme s'appelle Miguel, après nous avoir demandé une preuve d'identification, et avoir vérifier notre identité,
il nous invite a dormir chez lui, où il habite avec sa mère et son frère.

Le village est peuplé de mares desquelles sortent de l'eau venant de la terre,
de l'eau qui sort tel la lave sort des volcans,
de l'eau qui provient des réserves souterraines.

Le train qui provient du sud passe par un petit peu au-dessus du village,
ce train n'est pas n'importe quel train, il est une route d'immigration,
une route d'espoir pour des milliers de personnes venant des pays d'Amérique centrale, Guatemala, Honduras, El Salvador,
et qui partent avec l'espoir d'atteindre le pays aux billets verts,
et qui pour cela vont passer des heures, des jours, sur le toit de ce train.

Nous repartons le lendemain,
et nous faisons prendre en stop par un jeune de la ville de Tehuacan,
ville de l'état de Puebla,
ville d'un autre monde,
un autre monde comparé à la nature verdoyante qui nous a accompagné les derniers jours.
Nous passons le col qui sépare l'état de Vera Cruz à celui de Puebla,
et la nature change radicalement de visage.

Le vert se change en beige,
les collines luxuriantes se changent en paradis de cactus, de poussière.

Nous voici revenus dans le désert.

Arrivés à Tehuacan Hugo, le jeune qui nous a pris en stop, nous propose de nous héberger,
nous passons la nuit chez lui et découvrons la nature impressionante des environs.

Le lendemain, nous passons dans l'état de Oaxaca,
et attérissons dans le village de Cuicatlan,
petit village producteur de mangue, au milieu d'une réserve naturelle.
Village plein de couleurs.

Vers les 18h nous partons en direction du petit village de Santo Reyes Papalo, un village perché à plus de 2000m, pour lequel nous devrons marcher 23km à la lumière de la lune, nous n'atteindrons pas le village mais nous reposerons dans un village précédent.
La lune nous a accompagné, et ne nous a pas laissé sans lumière.
Le lendemain en arrivant dans le village nous sommes accueillis par un groupe d'une quinzaine d'homme qui nous demande une identification, et veulent à tout pris savoir ce que nous faisons ici.
Santo Reyes Papalo est un village de natifs Américains, qui parlent toujours la langue de leur peuple, et ne se mélangent pas au personnes de l'extérieur.
Aubin a sortis la carte du monde qu'il a eut la bonne idée d'emporter avec lui, et a expliqué a un public curieux, notre petit voyage de vagabond..

Après un repas, et un dépeçage de jeune bélier,
nous sommes repartis en stop pour la vallée.

En ce moment nous sommes héberger par Antonio,
ancien responsable communal en matière d'écologie,
et activiste en faveur du respect de la belle nature qui entoure son lieu de vie.

Nous sommes en route pour encore plein de belles découvertes.

Que le vent souffle.

Seb

mardi 3 mars 2009

En route vers Oaxaca






Vous,

ce matin nous nous réveillons à Xalapa, cette ville de 400'000 hab , ville universitaire,
de laquelle se peut admirer le Citlaltepetl (ou Pico de Orizaba), 3ème plus haute montagne d'Amérique du nord, qui culmine à 5'636 m.
Une montagne volcanique qui émerge de nul part, un roi nonchalamment assis sur son trône, couronné de blanc.

La semaine dernière, nous étions à Vera Cruz pour son carnaval, haut en couleur, en folies, en rigolades.
Nous avons été baigné dans la salsa, le reggaeton, la cumbia, de quoi nous motiver à apprendre à bouger notre boule.
La musique comme exutoire, la musique comme naturelle.

De là nous sommes allés au ruines du Tajin, avec Aura, une fille que j'ai rencontré au carnaval.
Les édifices du Tajin datent du 1er siècle ap J-C,
lieu de culte, où l'importance des points cardinaux, de l'infra-monde et du supra-monde, est majeure.
La pyramide principale est dotée de 365 niches extérieure, chacune représentant un jour de l'année,
dont 5 niches au sommet de la pyramide représentant les 5 phénomènes terrestres majeurs.

Les indiens Totonacs, peuple de la région, ont une tradition de "voladores",
ils dressent un poteau à plusieurs mètres du sol, et se laissent "voler" autour, attachés par les pieds,
ils sont 4 "voladores", faisant chacun 13 tours, soit un total de 52 tours,
représentant les 52 semaines de l'année du calendrier solaire,
mais aussi, l'importance du calendrier lunaire et solaire combinés, qui se rejoignent tous les 52 ans.

A Xalapa, nous avons rencontré Yuri, une étudiante d'histoire,
sa thèse est je pense très intéressante,
elle aimerait mettre en avant le fait que les colons hispaniques, en arrivant sur le continent américain,
lors de leur rencontre avec les peuples américains,
ont utilisé leur connaissance des peuples barbares européens,
pour analyser, et se faire une opinion sur les peuples qu'ils avaient en face d'eux,
sans donner la neutralité nécessaire à une compréhension adaptée.

Intéressant n'est-ce pas?

Au fait, la chère Yuri est aussi une excellente chanteuse,
nous avons mis une vidéo d'elle en représentation de rue,
la chanson se prénomme "la Llorona":
http://www.youtube.com/watch?v=qHg16UkSCe8

Ce matin nous nous en allons vers le sud, pouce en avant,
qui sait où nous allons atterrir ce soir,
l'avenir nous le dira.

Que le soleil brille.

Seb